On a beau être en 2018, les idées reçues sur les personnes trans demeurent et malgré quelques progrès dans certains pays, la communauté trans peine encore à trouver sa place dans la société.

La communauté trans reste silencieuse voire invisible. Un silence imposé par nos sociétés modernes, qui nous font inconsciemment fermer les yeux sur l’existences de personnes différentes mais pourtant normales.

Aujourd’hui la communauté trans reste sous-représentée en France et dans le monde, que ce soit politiquement ou dans les médias. Les taux de suicides sont parmi les plus élevés chez eux, notamment grâce aux préjugés dont ils sont souvent victimes, les empêchants d’être intégrés de manière égale et pleine.

#1 – Les trans vivent dans la débauche

On le voit souvent à la télé ou dans les séries. Les trans sont des prostitués, des drogués, font du drag ou vivent toutes sortes d’expériences décadentes. Même si certains s’adonnent à ces activités, au même titre que de nombreuses personnes non-trans, la majeure partie d’entre-elles vivent dans la normalité la plus totale. Le quotidien metro, dodo, boulot  n’est pas une exclusivité des personnes cisgenres (non-trans).

#2 – Les trans qui utilisent les toilettes correspondant à leur genre sont des pervers

De nombreux pays et états aux Etats-Unis refusent que les personnes transsexuelles utilisent les toilettes ou vestiaires correspondant à leur genre, que ce soit dans les lieux publics ou privés. L’excuse ? S’ils utilisent les toilettes correspondant à leurs genre, les risque de voyeurisme sont élevés. De nombreux politiciens peu éclairés sur le sujet (et peu éclairés tout court) pensent en effet qu’une femme trans (un homme devenue femme) ira forcément dans les toilettes des femmes pour matter et vice-versa. D’après le site Media Matters, un groupe d’experts sur la question aux USA nous apprend qu’aucun cas de voyeurisme impliquant des personnes trans n’a jamais été signalé dans les 12 Etats étudiés.

#3 – Les trans sont tous gays

Le genre et l’orientation sexuelle sont deux choses différentes. Il est important de faire la distinction entre les deux, l’un étant quelque chose que l’on voit et que l’on peut choisir, l’autre étant quelque chose d’invisible. Les personnes trans ont ainsi une sexualité aussi variée que la nôtre et peuvent donc être, de fait, hetero, bi ou gay.

#4 – Les trans ont avant-tout un problème psychologique

Cette année, l’OMS mettra à jour son classement des troubles mentaux et du comportement où figure encore le fait d’être transgenre. Après de nombreuses études et de nombreux rapports d’experts en psychiatrie et psychologie, tous ont conclus que très peu de personnes peuvent éprouver des dysphories du genre (à savoir une détresse face au genre qui leur ont été naturellement attribué). La grande partie des participants aux différentes études ont par contre exprimé de grandes détresses émotionnelles face au rejet de leurs familles et de la société. En d’autres termes, si des personnes trans sont aujourd’hui suivies par des spécialistes ou se retrouvent en détresse psychologique, c’est bien parce qu’elles sont victime du rejet des autres et des différents milieux sociaux qui peinent à reconnaitre leurs nouveaux genres.

#5 Les drags queens et drag king sont aussi des transgenres

Bien que tous deux fassent partie de la communauté LGBTQ, le fait de s’habiller avec des vêtements différents ne définit pas le genre d’une personne, certain(e)s drags sont même hétérosexuels. Enfin, il est bon de se rappeler que la plupart des drags s’habillent ainsi pour le divertissement et pour incarner un personnage. Une nuance importante, car au final, le fait de porter des habits d’un genre ou d’un autre ne représente qu’une infime partie dans la transition d’une personne transgenre.