Des jeunes créateurs, plusieurs défilés mettant le style club kids à l’honneur, une collection Pokémon par le créateur Bobby Abley. Voilà un court résumé de cette Fashion Week londonienne où il ne reste plus grand monde sur le calendrier. Une aubaine pour la jeune création ?

Avant, la Fashion Week Hommes à Londres, c’était les grands noms de la mode anglaise, des jeunes créateurs et ça durait 4 ou 5 jours. Aujourd’hui, adieu Vivienne Westwood et JW Anderson. Paul Smith s’est barré à Paris depuis longtemps, Burberry ne fait plus qu’un seul défilé et les autres se répartissent entre Paris, New-York et Milan. Côté calendrier, on fait ça sur 3 jours et basta, juste histoire de se faire un week-end à Londres. Bien que l’évènement reste toujours aussi important dans l’industrie, on se demande si tous ces départs ne permettraient pas à un vent plus frais de souffler ?

Robyn Lynch Fashion
© WWD

Pour cette saison Automne/Hiver 2019, on retrouve sur le calendrier londonien des créateurs tous issus de la nouvelle génération. Certains sont présents depuis quelques années, comme Craig Green et Liam Hodge, deux symboles de la nouvelle mode anglaise. Les autres, sont encore peu connus, mais néanmoins talentueux, à l’image de Robyn Lynch, Charles Jeffrey Loverboy ou encore le label Art School, qui suit clairement les traces de Vivienne Westwood.

Face à une Fashion Week devenue ennuyeuse et au rythme si effréné qu’on en oubliait aussitôt ses créateurs, ce nouveau « format » rend ses lettres de noblesse à la mode anglaise. Devenue aujourd’hui une vitrine pour cette nouvelle vague british, la London Men’s Fashion Week laisse place aux jeunes talents. On y retrouve ainsi tout le côté punk et rebel qui a fait son succès mais aussi une forte influence du mouvement des club kids, plus que jamais d’actualité sur la scène queer et mode outre-manche. Sur ce dernier, Charles Jeffrey Loverboy est le fer de lance suivi par Art School qui mélange énormément de références à la culture punk.

 

 

Bobby Abley Pokemon London fashion week
Collection capsule Pokemon par Bobby Abley

 

iceberg aw19
© Iceberg AH19

Bobby Abley et Iceberg proposent un retour en adolescence avec une capsule entière aux couleurs des Pokémon pour le premier, et une collection très pop et graphique pour le deuxième, qui n’est pas sans rappeler le style qui a fait la renommée de la marque dans les années 90.

Londres est aussi devenue une place majeure pour le streetwear, où Cottweiler brille depuis de nombreuses saisons. Rejoint depuis par A-COLD-WALL ou encore Bianca Saunders. Pionnière sur le mouvement gender-fluid, de nombreux designers ont continuer à suivre le mouvement cette saison à Londres.

L’incertitude plane encore sur le destin du Royaume-Uni, mais Brexit ou pas, la mode anglaise n’a pas fini de se rebeller et d’innover.