Le projet Artefact ne tourne pas seulement autour d’une rave à Tchernobyl. C’est aussi des installations artistiques qui rendent hommage à l’ère digitale dans laquelle nous vivons.

 

Personne n’avait osé allé s’aventurer de manière aussi franche à Pripyat, petite ville entièrement irradiée par l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire en 1986. Mais le projet Artefact entend bien faire revivre ce lieu qui a longtemps attiré les curieux.

Artefact a surtout fait parler de lui pour sa rave organisée dans la zone d’exclusion mais il s’agit d’un projet bien plus vaste, où l’art se réapproprie littéralement la cité perdue.

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L’intérieur d’une installation d’Artefact

Pour l’artiste ukrainien Valery Korshunov, à l’origine de ce projet, Artefact est « une réponse artistique au problème continue de la digitalisation de l’information, et notamment de la place dominante des fake news, ou encore la très forte méconnaissance des médias par la population ».

À la nuit tombée, une musique d’ambiance techno se mêle à des jeux de lumières pour donner vie à ces installations qui font références à l’avancée technologique de l’Homme. Artefact s’inspire également de Stalker, film russe d’Andrei Tarkovsky sortie en 1979 et qui prédisait avec plus ou moins d’exactitude la catastrophe de 1986 à Tchernobyl.

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Conférence de presse Artefact © / Artefact

On notera enfin que la bande son qui accompagne cette installation géante a été composée par Christophe Hetier du groupe français Télépopmusik. On ne sait pas jusqu’à quand ces installations resteront en place, mais là où de nombreux médias ont simplement retenu la rave organisée pour le lancement, peu d’entre-eux ont rappelé la mission que veut se donner Artefact : appeler les gens à une consommation responsable et éclairée de l’information.